Banlieue parisienne : bing ! Panne de voiture, mais besoin de rouler en mode urbain pendant une semaine. Affichée à un prix plutôt serré, bien finie, réellement agréable à vivre, cette dynamique Citroën C3 hybride de 110 chevaux a sur le papier tout pour plaire et remplir la fonction. Cependant, sa consommation nous a interpellée…
En attendant, ce dépannage de circonstance a été l’occasion de découvrir cette Citroen C3, oubliée de mes essais. Une citadine qui fait dans la discrétion et on avoue avoir toujours bien aimé sa bouille. Bravo aux designers de la marque aux chevrons d’avoir réussi à démarquer leur auto sans tomber dans la caricature. On reconnaît d’emblée une C3 dans cet univers aseptisé où chaque auto à tendance à n’être qu’une copie plus ou moins pale de sa voisine.
Restait à affronter Paris et sa banlieue. Enfin surtout sa banlieue, tellement la capitale cherche à vous racketer, dès que vous vous arrêtez ne serait-ce que quelques minutes.
Et très vite on trouvera nos marques. Pas besoin de démarrer pour ça : position de conduite parfaite, un petit volant qui, contrairement à celui de Peugeot, n’obstrue en rien la vision de la lunette effilée de l’instrumentation de bord. Celle-ci regroupe l’essentiel de ce que l’on doit savoir pour conduire (vitesse, conso instantanée…). C’est sobre, simple, un peu austère, mais au moins ça ne se démodera pas. On a bien aimé.
Droit à l’essentiel
Même remarque pour l’écran central qui lui aussi joue la simplicité, voire le dépouillement. Et merci pour ça. On arrive à changer de station de radio sans avoir été diplômé de Centrale. Il y a peu de fonctions disponibles, donc on va à l’essentiel et c’est un pur bonheur. La C3 est une voiture, pas un iPad roulant. La clim se règle avec des boutons physique juste en dessous. Et rien que pour ça, « MerCitroën ».
Allez on démarre. Les premiers kilomètres sont surprenants. On se bagarre un tantinet avec la densité un peu ferme des sièges, fort heureusement compensée par les suspensions plus douces. Ce n’est toutefois pas l’idée qu’on se fait du moelleux des assises maison. Mais on se souvient avoir ressenti la même chose, il y a quelques années lors d’un essai couplé C3, C5 Aircross. Deux conceptions assez contrastées des codes de confort Citroën, tant la C5 vous fait voyager en Pullman et la C3 plutôt comme dans une 208 ou une Polo. Une fois l’idée digérée, on fera très vite corps avec cette citadine (4,01m) qui propose un vrai coffre (328 dm3), mais avec un seuil de chargement un peu haut.
On s’est amusé chez Citroën à coudre des petits messages colorés en rouge incitant au bonheur : Be Cool, Have Fun, Feel Good, Be Happy. Un slogan pour chaque passager. Mais pourquoi en Anglais ?
L’intérieur est joliment fini avec ces sièges bi-tons (salissantes les parties claires…), et on s’est amusé chez Citroën à coudre des petits messages colorés en rouge incitant au bonheur. Be Cool. Have Fun. Feel Good. Be Happy. Un slogan pour chaque passager. Mais en Anglais… Why so ? Reste cool. Amuse toi. Sois bien. Soit heureux. Tout de suite ça sonne moins bien. Allez on valide. Good job Citroën.
Une suspensions très Citroën
Sur route, on notera très vite que le réglage des suspensions est très Citroën comme évoqué ci-avant, ce qui n’incite absolument pas à bousculer la C3 dans les courbes. La petite n’aime vraiment pas et les mouvements de caisse vous ramèneront très vite à plus de sagesse. Et c’est presque tant mieux. On notera aussi, puisque c’est une micro hybride (48 volts), le bruit surprenant du moteur électrique qui vous bourdonne aux oreilles, comme si vous aviez adopté une abeille. On préfère presque rouler en mode full thermique. Mais c’est là que le mode critique s’enclenche. Sur 350 kilomètres en usage essentiellement urbain ou péri urbain (A86), nous avons tenté de conduire en mode apaisé, pour décrocher un très décevant 8,1 litres/100. Qui se souvient qu’une C3 thermique du début des années 2010 consommait à peine plus de 6 litres avec un moteur autrement plus rond et puissant ?
Et sur l’ordinateur de bord depuis la sortie d’usine de cette C3, le cumul des essayeurs avec forcément des sorties sur routes ou autoroute donne un 7,5 litres/100 pour 3 500 km parcourus. S’il est un défaut majeur sur cette auto séduisante, c’est sa consommation. Et forcément à l’heure où le carburant flirte avec les 2 euros le litre, ça interpelle. Dommage. La concurrence, de partout, fait mieux. Que ce soit chez Toyota, Renault, Suzuki, on en passe.
Un collègue essayeur aura lui validé un 6,3 litres /100 sur 3 000 km en mode routier. C’est correct, mais la C3 est loin d’être un chameau.
Sinon et c’est un sacré bon point, la boîte auto (à double embrayage) est douce. On est pas ici avec une boîte à variateur qui patine et monte dans les aigus à l’accélération franche. Elle est onctueuse. Une réussite pour un usage apaisé et apaisant. Sauf pour mon copain policier qui roule en Peugeot avec la même boîte et peste lors des poursuites, parce que lorsqu’il faut passer du mode marche avant/marche arrière/marche avant, et subir le point de passage par le mode neutre qui nécessite une pause. C’est bien lent et pas toujours précis. Une perte de temps forcément gênante dans l’équation. Mais nous, on ne poursuit pas les voleurs, on charge des cartons et on déménage.
Concluons avec les prix, à partir de 20 950 euros avec une finition Plus déjà bien équipée et 22 950 euros pour la version Max, qui vous offre en bonus et entre autres une caméra de recul, un chargeur de téléphone à induction, la navigation, la clim auto… Bref, comme si vous rouliez dans une « grande ».
Verdict
Les +
– Ergonomie simple
– Finition
– Prix catalogue
Les –
– Consommation excessive
– Seuil de chargement coffre
– Sièges bi-tons salissants









