C’est l’une des voitures les plus attendues de ce début d’année. Elle s’appelle Twingo, elle est très compacte, 100% électrique et ressemble furieusement à la toute première génération. Alors est-ce qu’en plus de son look, cette 4ème Renault Twingo est une vraie voiture à vivre ?
Un peu de culture…
1992, Renault crée une petite révolution nommée Twingo. Cette voiture urbaine à 4 places et 3 portes est en quelques sortes le premier minispace de l’histoire, notamment grâce à l’apparition d’une banquette arrière coulissante permettant de modulerl’espace aux jambes avec celui du coffre. Des couleurs vives, une pub qui invite les gens à « inventer la vie qui va avec » et un tarif très accessible. Résultat, en 14 ans, cette bouille de grenouille se vend à plus de 2,4 millions d’unités. Etudiants, retraités et presque tous les autres en font, soit une voiture principale, soit la 2ème, voire la 3ème voiture du foyer. Il faut dire qu’elle n’est pas chère du tout et qu’en face, les concurrentes, quand elles existent alors, sont dépassées. Pour preuve, ce n’est qu’en 2007 que la renaissance de la Fiat 500 va changer la donne en faisant vite oublier une 2è génération de Twingo moins originale. En même temps, allez donc nous trouver une Renault vraiment attirante à cette époque… c’était l’ère de la terreur, celle du règne de Carlos Ghosn.
Le retour de la reine ?
Fort heureusement, tous les dirigeants du losange n’ont pas été comme lui. Et les plus récents ont même eu de très bonnes idées. La Twingo 2026 en fait partie. Et pour cela, il fallait faire très vite : 2 ans pour la développer. Seul bémol, en France, impossible. Pourquoi ? C’est justement la question à se poser. Et le temps que ça réagisse, le constructeur a préféré faire appel à des ingénieurs basés en Chine. La Twingo que nous avons devant nous est la preuve de leur efficacité. Longue de 3,79 mètres, elle affiche à nouveau ce style tout en rondeur qui rappelle effectivement l’esprit « bouille de grenouille » de celle des années 90. Mais nous sommes tout de même loin du copier-coller. Les feux à LED sont en forme de demie-lune, ceux implantés à l’arrière rappellent aussi ceux de la première, mais pour le reste, nous avons droit à une 5 portes, une ligne plus dynamique et des jantes de 18 pouces. Est-ce qu’elle fait tourner les têtes ? Pas seulement. Garés sur parking de centre-ville, vous allez même vous faire des amis. Cette nouvelle urbaine attire les gens tout simplement parce qu’elle leur parle. La raison ? Tout le monde, de 9 à 99 ans, a forcément connu une Twingo dans sa vie.
Un plongeon dans la modernité
Une fois à bord, c’est un peu le 2ème effet Kiss-Cool (oui, c’était facile !). Toujours est-il que l’on n’a pas opté pour un intérieur emprunté à la R4 qui elle même à pompé celui de la R5. Il s’agit d’une nouvelle étude avec une planche de bord presque aussi minimaliste que dans les précédentes Twingo. Si par endroit, on retrouve quelques éléments de la couleur extérieur, l’ambiance y est assez sérieuse avec des sièges parfaitement dessinés et dotés de selleries très qualitatives. Vous préfériez les motifs mauves et verts des intérieurs des années 90 ? Chacun son karma… Celle-ci est moderne, bien finie, propose une climatisation automatique « façons Audi » très pratique à utiliser car… il y a aussi des écrans forcément. Celui situé au centre est rapide et simple à utiliser. Dans les détails, on peut disposer de certaines applications pour passer le temps lors des ravitaillements. Comptez environ 30 minutes pour vous faire un 10 à 80% de recharge sur un rythme de 50 kW. Avec le chargeur 11 kW, comptez minimum 2h35 d’où TF1+, MyCanal ou Netflix préinstalles à bord…
C’est ce qui la différencie le plus de la toute première Twingo. Avec une batterie de 27,5 kWh, elle ne vas pas vous inviter à traverser la France sur un coup de tête. Avec son autonomie annoncée à 250 km (donc forcément un peu moins dans la vraie vie), cette citadine vous ramènera toujours chez vous, mais à condition d’habiter dans un rayon de 40 à 50 km de la grande ville où vous exercez. D’ailleurs, sur route, son comportement est très sain et sa suspension prendra toujours soin de vos lombaires, ce qui n’était pas vraiment le cas des précédentes générations. En ville, elle est toujours très maniable avec son un diamètre de braquage (9,87 mètres) comparable à celui d’une Fiat 500. Et côté consommation, elle se situe sous la barre des 13 kW/100 km, ce qui constitue le meilleur chiffre du segment A électrique. Il reste les 80 ch disponibles sur les roues avant qui vous envoient en seulement 3,8 secondes à… 50 km/h. Ben oui ! Vous vous attendiez à quoi ? On n’est pas chez Porsche !
Les petits détails qu’on aime
D’ailleurs, ses petits détails pratiques en attestent. Les rangement aux places avant, les prises USB-C pour recharger son smartphone, le CarPlay sans fil et surtout : les deux sièges arrière qui coulissent indépendant sur 17 centimètres. Le coffre de 360 litres assez généreux et la possibilité, en basculant le siège passager de partir faire du surf avec tout de même 2 mètres de longueur de chargement. Les 4 niveaux de freinage régénératifs incluant le mode One Pedal, les 24 aides à la conduite (c’est d’ailleurs celle qui en a le plus) ou encore les services Google intégrés (pour ceux que ça intéresse vraiment) font partie de la dotation.
Gamme et tarifs de la Renault Twingo e-Tech 2026
Beaucoup plus cher que la première Twingo, ça… c’est pas scoop ! Pour le moment, deux niveaux de finitions sont proposés au catalogue. La version Evolution vendue 19 990 euros et notre modèle Techno qui s’échange contre la somme de 21 590 euros. La concurrence ? Il y a un peu moins cher, oui, et on vous laisse prendre le soin de trouver qui… Mais elle en propose généralement beaucoup moins aussi.
Les clés de la Renault Twingo E-Tech (2026) | |
Dimensions (Lxlxh) | 3,79x1,72x1,49 m |
Masse à vide (modèle essayé) | 1 200 kg |
Énergie | Électricité |
Moteur(s) | Électrique |
Puissance maxi | 80 ch |
Couple maxi cumulé | 175 Nm |
Transmission | Traction |
Boite de vitesse | Réducteur 1 rapport |
Capacité Réservoir/Batterie (brute) | 27,5 kWh |
Conso mixte (WLTP) | 12,5 kWh/100 km |
Prix d'accès à la gamme (au lancement) | 19 990 € |








